RT @TristanKamin@twitter.com

Fun fact : en juin, juillet et août 2020 (données 2021 pas encore centralisées), la température moyenne de la Vienne en amont de la centrale était respectivement à 20.8, 23.9 et 24.3 °C.
La température moyenne des eaux rejetées par la centrale ?
17.4, 18.6 et 20.4 °C resp.

Oui, la centrale rejette une eau plus froide qu'elle la prélève. Quand je vous parle de super performance du refroidissement...

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En contrepartie, évidemment, elle en évapore un certain volume. Principe du refroidissement en circuit fermé : on chauffe peu mais on évapore.

En juin, juillet et août 2020, on était donc entre 1 et 2 millions de mètres cubes évaporés par mois soit, disons, 0.4 à 0.8 m³/s en moyenne. À rapporter aux 15 m³/s du débit moyen de la Vienne en juillet/août de la même année (plutôt 20 à 50 en juin).

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Je trouve cette info vraiment pertinente, du coup je vous la partage. :D

Si ça peut éviter les arguments sur le réchauffement des rivières, alors tant mieux.

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@Faket
oui de façon générale Tristan Kamin est excellent pour vulgariser tout ce qui tourne autour du fonctionnement des centrales nucléaires. son blog "dose équivalent banana" est une mine d'or bien plus lisible que ce qu'on trouve sur le site de l'enfer

@Faket ok ça réchauffe peu mais ça évapore pas mal. Quid du débit du fleuve concerné en période de sécheresse en aval de la centrale ? Le volume réduit facilite t'il le réchauffement en aval ?

@hugues Je n'ai pas compris...
Ça refroidi l'eau en aval et en période de sécheresse ça consomme entre 2.5 et 5% du débit.

@Faket Entre 2.5 et 5 % du débit disparaît sous forme de vapeur. Il y a donc moins d'eau en aval de la centrale qu'en amont.
Moins de volume d'eau ne serait-il pas synonyme de plus grande capacité de réchauffement, singulièrement pendant les périodes de sécheresse ?

@Faket ou encore : moins d'eau, ca chauffe plus vite ou pas ?

@hugues Ok j'ai compris la question maintenant, je n'ai pas la réponse. Je ne sais pas s'il y a un problème de réchauffement naturel des fleuves et rivières en période de canicules.

@Faket Il y a bel et bien un problème de réchauffement des cours d'eau, avec de fortes conséquences sur la vie dans ceux ci. Et, en l’occurrence, s'il est naturel qu'il y ai des variations de débit liées aux précipitations, le phénomène est méchamment accentué par les prélèvements d'origine humaine, dont celui des centrales (2.5 à 5 %, imagines le Rhône avec 6 centrales, par exemple, pas super fun fact).
Pour le reste c'est de la physique basique : moins d'eau = réchauffement plus rapide.

@hugues J'imagine bien qu'en terme de physique basique il y a un effet, en revanche je ne sais pas si cet effet est suffisant pour que ça soit pertinent.
Au sujet du Rhône, attention on parle plus de 15m³/s là, le débit moyen c'est 1690m³/s (selon Wikipedia), du coup 0.04% d'évaporation par centrale, on peut en foutre un paquet avant que ça change quoi que ce soit à mon avis.

@Faket 1690m³/s c'est un débit annuel moyen.

Pour ce qui est d'en rajouter un paquet sans que ça change quoi que ce soit, c'est ton avis, mais il semble que rien qu'avec l'existant, il y ait déjà quelques conséquences, qui donnent à penser qu'EDF, par exemple ne partage pas totalement cet avis :

sudouest.fr/environnement/sech

@hugues "Les réacteurs nucléaires pompent de l’eau dans les cours d’eau ou les mers pour leur refroidissement, et rejettent de l’eau réchauffée, avec des limites de température pour préserver la biodiversité aquatique." Du coup l'article raconte n'imp?

@hugues Toujours selon Tristan Kamin:
"Ben là typiquement si je regarde sur janvier/février/mars de la même année, j'ai des températures moyennes en amont entre 7 et 10 °C, et de rejet toujours autour de 20 °C."
Donc on a un réchauffement quand le fleuve est froid et un refroidissement quand il est chaud, et ça m'étonnerait pas que sur l'année le fleuve soit plus souvent en dessous de 20°C et donc qu'en moyenne on les réchauffe.

@Faket Faut se méfier des estimations à la louche !

Pour reprendre l'exemple du Rhône, l'eau ne dépasse les 20°C que sur une période s'étalant de juin à mi septembre.

Du coup, même aéroréfrigéré, en relâchant du 17.4°C, on peut considérer que ça l'eau qui en sort est plus chaude que l'eau du fleuve plus de 6 mois par an.

wikhydro.developpement-durable

@Faket Ah, et puis ces chiffres en mode fun fact, a priori ne concernent que les réacteurs à proximité d'une tour aéroréfrigérante. 31 installations sur 51 en france (voir colonne source froide dans le tableau) :

fr.wikipedia.org/wiki/Liste_de

Tout le reste balance de l'eau (vraiment plus) chaude en sortie qu'en entrée et pas que 6 mois par an...

@im

@Faket
Pour ce qui est d'en "foutre un paquet" :

"Au total, le bilan de la consommation d’eau pour les 30 réacteurs concernés [aéroféfrigérés] est de 550 millions de m3/an, soit 20 % du bilan de consommation de l’eau en France, derrière l’irrigation (48 %) et la consommation d’eau potable (24 %).".

Que l'on en rajoute encore un peu et on aura de la concurrence pour boire et faire pousser notre alimentation. Pas grave, on aura du jus à revendre 😄

sfen.org/rgn/la-consommation-d

@hugues Pas certain que les prélèvements sur le Rhône (par exemple) soient en concurrence avec l'agriculture et la consommation domestique.

@Faket il s'agit de moyennes nationales. Ça doit faire quelques milliers d'années que l'humanité s'établit sur les berges de rivières d'un peu d'importance et a fortiori sur les'fleuves pour faire de l'agriculture en mode efficace, et le Rhône ne fait pas exception à la règle, le simple fait de suivre le fil de Rhône suffit à se rendre compte de l'importance de l'agriculture au long de son cours.

@Faket la vallée du rhône (hors affluents donc) c'est :

4e rang français pour la valeur de production brute agricole (sur une vallée de 500 km de long...)

1er rang national dans la production vinicole, 2e zone de production fruitière dans l'hexagone (et les fruits, sans irrigations...), première pour les cerises et les framboises. 3100 hectares de vergers. Autant de productions qui nécessitent de l'eau. Beaucoup.

@Faket Bref, sur le Rhône comme sur le reste, l'agriculture, depuis des millénaires pompe de l'eau. Sans quoi rien ne vient, ni productions végétales (les vergers, en absence d'irrigation, c'est 0 récoltes) ni animales (une vache, c'est entre 40 et 120 litres par jour...).
Du coup, une fois encore, les estimations à la louche, c'est à tout le moins à prendre avec précautions...

@Faket et puis 48+24+20, ça nous donne quelque chose de l'ordre de 92 pour cent. Très honnêtement, ça fait une marge pas épaisse non ?

@Faket Il me semble avoir vu passer l'idée qu'au-dessus d'une certaine température, ça devient difficile pour une bonne partie de la vie aquatique. Faudrait se rendre compte de l'amplitude de variation qui reste supportable pour les poissons.

letemps.ch/monde/canicule-mena

@hugues

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