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🌎 Les grèves font aussi du bien à la planète !

🚴‍♀️La fréquentation des pistes cyclables multipliée par 3 dans Paris ! Et si ce taux de fréquentation pouvait continuer après le mouvement de grève, ça serait top, non ? #greve10decembre #velo #velotaf

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@bzg la description de mastodon.etalab.gouv.fr/about/ n'est pas remplie. Ce serait utile pour savoir quel est le statut de cette instance.

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FIN (quand tu veux partager quelque chose d'intéressant mais tu te rends compte que c'est beaucoup plus long qu'un pouet)
Au moins, on peut lancer la discussion sur les différentes parties indépendamment.

A compter du 5 décembre, nous avons la ferme intention de leur rendre l’existence difficile, parce que c'est notre monde qui est en feu. Et comme ils veulent raccourcir nos vies en allongeant notre temps de travail, nous allons leur opposer la grève la plus longue et la plus dure de ces dernières décennies.

(5e/5)

Mais en bons employés du mois, ils vont massacrer votre écosystème, marketer l’ignorance, benchmarker la médiocrité, pendant que leurs managers démolissent votre retraite. Ce que nous savons tous, dans notre chair, c’est que la terne banalité du mal qu'ils engendrent ne connaîtra d’autre limite que celle nous devons maintenant leur fixer. Comme ces agents de la tristesse s’attaquent directement à nos vies, c’est la vie elle-même qui devient maintenant résistance.

(5e/5)

Mise en crise, mise en dette, -40% de postes CNRS en 10 ans, démagogie des classements infantiles et darwinisme à deux sous : ces gens sont persuadés de faire l’histoire en vous faisant la peau, à vous, enseignants-chercheurs et chercheuses, doctorants, profs, jeunes docteurs sans poste, étudiants et vacataires d’universités en crise. Ils n’ont aucune idée de ce qu’est la recherche. Ils n’ont aucun goût pour le savoir, la citoyenneté, les valeurs partagées, tout ce qui donne sens à vos vies.5d/5

il y a la série de boas avalés depuis exactement 15 ans par des chercheurs qui voudraient juste chercher plutôt que rêver de conditions de travail correctes.

(5c/5)

Alors, oui, il y a le mauvais darwinisme social de l’un, manifestement pas très au point en histoire des sciences et qui trouve l’inégalité du dernier chic dans l’organisation de la recherche ; il y a le conseiller recherche de l’autre qui plastronne en rendez-vous en mode « oui, je sais, le crédit impôt recherche, c’est pas vraiment de la recherche, ça sert à payer les secrétaires des boîtes de R & D » (7 milliards quand même);

(5b/5)

IV La grève illimitée comme expression de notre colère

Si seulement nous avions des fous rires pour emporter nos larmes. Mais il n’y a aucune consolation, aucune, à voir un saccage commis par des imbéciles qui détruisent un système de recherche comme un enfant de 5 ans arrache des pattes à un insecte.

(5a/5)

Les coupes dans les budgets des universités et la suppression en deux ans de 100 postes de chercheurs au CNRS et quatre ou cinq fois plus à l’Université ont dû achever de déciller les derniers qui ont cru à la possibilité d’une réforme vertueuse quand elle ne sera l’expression, de fait, que du spencérisme le plus abject et le plus destructeur.

(4d/5)

— recrutement, définition des temps de service, primes et promotions à la discrétion de la techno-bureaucratie universitaire, en violation de toutes les libertés académiques, de la disputatio entre pairs et du principe de collégialité — et la précarisation intégrale des jeunes chercheurs, par extinction des corps des maîtres de conférences et des chargés de recherche.

(4c/5)

Le milieu de l’enseignement supérieur et de la recherche étant plongé dans l’aphasie depuis 2009, le champ est libre pour achever le programme de “réformes” destructrices conçu dans le rapport Aghion-Cohen de 2004 et appliqué depuis fidèlement. La loi de programmation pluriannuelle de la recherche (LPPR) mettra en œuvre, si nous ne la bloquons pas, la dérégulation intégrale des statuts

(4b/5)

III Pourquoi faire grève ?

Les enseignants, les universitaires, les chercheurs et les personnels de soutien sont doublement sacrifiés dans la réforme de démolition du système de retraite. Sacrifiés par le système à points, conçu pour permettre la baisse des pensions au profit des fonds de pension et de la spéculation financière, et sacrifiés par la baisse abyssale des pensions de retraite programmée, entre -25% et -40% selon les situations.

(4a/5)

Que pouvons-nous faire pour contribuer à l’objectif stratégique fixé? Tout d’abord sensibiliser et informer les étudiants en faisant le tour des amphis. Ensuite mettre ses savoirs et son intelligence critique au service des analyses et des actions collectives qui se construisent localement? Enfin créer politiquement, créer stratégiquement, créer collectivement, ce que les universitaires ont fini par oublier.

(3c/5)

Hors du secteur marchand, la grève sert à se libérer du temps à consacrer aux actions destinées à l’obtention du but fixé. Aussi la grève d’universitaires et de chercheurs pose-t-elle la question de leur utilité publique.

(3b/5)

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