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Depuis plus de trente ans, des réseaux de paysan·nes expérimentent et accompagnent sur le terrain une agriculture au service des territoires et des producteurs, une agriculture durable, capable de nourrir et d’employer des hommes et des femmes en utilisant très peu d’intrants, et qui tente de s’affranchir du modèle productiviste dominant.

Le pôle InPACT réunit ces dix structures qui font l'agriculture paysanne.

Par Amélie Poinssot :

Un permis de construire pour un méthaniseur agricole XXL a été déposé le 16 avril à la mairie de Corcoué-sur-Logne. Derrière ce projet qui se heurte à la contestation locale, une entreprise danoise, Nature Energy, tente de s’implanter en France, profitant de subventions très favorables au «biométhane».

mediapart.fr/journal/france/20

[Campagne "Ensemble, cultivons le pouvoir d'agir" - épisode 2]
Sortons de ce système agroalimentaire industriel désastreux qui a creusé un fossé entre le travail paysan et nos aliments.
#20ansdesamap #ensemblecultivonslepouvoirdagir #mouvementdesamap @miramap2

Par Mathilde Goanec :

Pas moins de cinq candidatures se réclament de l’écologie pour les régionales en Bretagne, dont celle du président sortant au cœur d’une guerre entre le PS et LREM. Ici, on s’enorgueillit de nourrir la France entière, quitte à empoisonner doucement les sols, les eaux et les hommes. L’attaque récente contre une journaliste démontre combien la remise en cause de ce modèle reste une tâche ardue.

mediapart.fr/journal/france/19

RT @miramap2
[20 ANS DES AMAP - Défi photo]
Du 17 avril au 9 mai:
1️/ Imaginez un visuel, écrivez un slogan,...
2️/ Prenez-vous en photo lors de la livraison de votre AMAP avec votre pancarte
3️/ Et postez votre photo en tagguant #20ansdesamap !
#AMAP #MouvementdesAMAP #20ansdesAMAP

> « La Sécurité sociale de l'alimentation est une solution parmi d’autres, pas LA solution miracle, dit Jean-Claude Balbot. Offrir le choix d’une nourriture durable, c’est magnifique. Mais il faudra la produire, sans renforcer le système agro-industriel, et donc, rendre désirable le métier de paysan. Un vrai programme politique… »

Programme dont voici un aperçu.
blogs.mediapart.fr/pole-inpact

> Pas question d’imposer un modèle unique, que ce soit des achats végan ou en vrac, à des gens qui n’en ont pas les codes, ou l’envie. « L’approche doit être différenciée, martèle Paturel. L’alimentation répond à une diversité de besoins sociaux, culturels, psychologiques, identitaires. La question de la nourriture est traversée par des enjeux de domination et de violence, où s’entretient ce préjugé, par exemple, que les pauvres ne savent pas manger… »

> Concrètement, chacun recevrait 150 € par mois, « le minimum nécessaire pour avoir un peu de dignité et de choix, sachant que le budget moyen avoisine les 230 € », détaille Dalmais. Versée sur une carte vitale-alimentaire, cette somme permettrait d’accéder à des produits conventionnés, démocratiquement, par l’ensemble des acteurs — mangeurs, producteurs, entreprises, magasins…—, dans un « gouvernement local d’alimentation durable, qui décidera des critères de conventionnement », selon Paturel.

> « On dispose déjà d’un système éprouvé, dont on peut tirer les leçons, et savoir ce qu’il faut faire ou pas, dit l’agronome Mathieu Dalmais, initiateur du collectif SSA en 2019. On est simplement revenus aux sources du régime général tel qu’il a existé jusqu’en 1967 : comme pour la santé, le dispositif devra être universel, géré de façon démocratique par les citoyens, et financé par les cotisations sociales — payées par tout le monde, individus comme entreprises. »

youtube.com/watch?v=9Tqy5DSL1N

> Et on oublie que ce système repose en partie sur un lien équivoque entre la lutte contre la précarité et celle contre le gaspillage. « Délier ces deux questions est pourtant crucial, si l’on veut redonner une dignité à ceux qui se sentent déjà exclus, et auxquels on donne les rebuts que personne n’a voulu consommer ! Voilà pourquoi le Secours catholique contribue à une autre approche, autour d’un accès digne à une alimentation de qualité… qui aujourd’hui n’existe pas à grande échelle. »

> « On a tous l’impression qu’il faut renforcer l’aide alimentaire telle qu’elle existe », reconnaît Marie Drique, au Secours catholique, le seul acteur caritatif à avoir accepté un dialogue avec le collectif de la SSA. C’est dire si le sujet est tabou. « Le risque est qu’on s’empêche d’en questionner les dysfonctionnements, que ce soit la qualité de la nourriture distribuée, la place et la parole des “bénéficiaires”, leur ressenti de honte, de stigmatisation. »

> La valeur de l'aide alimentaire est estimée à 1,5 milliard d’€/an, constitués en grande partie du travail de 200 000 bénévoles (estimé à + de 600 M d’€), et des mécaniques de défiscalisation dont bénéficient les producteurs et les distributeurs (+ de 300 M d’€). Sans oublier la gestion des déchets, transférée vers les associations caritatives « qui fournissent un travail considérable de tri des denrées ». L’aide alim coûte moins que ce qu’elle rapporte, en allègement de coûts de destruction.

> « Ces politiques publiques ont été organisées en synergie avec la grande distribution et la surproduction agro-industrielle, poursuit Dominique Paturel. On recycle le gaspillage, on récupère les surplus invendus, et invendables, à toutes les étapes — à la sortie des champs, des entreprises de transformation, des supermarchés… L’aide alimentaire est devenue une filière d’écoulement pratique pour le secteur agroalimentaire. »

On en profite pour réécouter ce docu radio :
franceculture.fr/emissions/lsd

En 2008, 2,8 millions de personnes à l'aide alimentaire. 5,5 millions en 2018, 8 début 2021.

> « Lorsqu’on parle précarité alimentaire, on pense à la grande exclusion, rappelle Dominique Paturel, chercheuse à l’Inrae et membre du collectif de la Sécurité sociale alimentaire (SSA).

Le problème concerne les familles à petit budget, des personnes âgées, des étudiants, dont les choix alimentaires sont totalement contraints. »

Cela représente 29 % des Français-es selon le Secours populaire.

Les AMAP contribuent à pérenniser les petites fermes, paysan.nes et amapien.nes s'engagent ensemble chaque année par contrat solidaire.

> « Mais qu’est-ce qu’on va faire de nos larmes et de notre colère ? » Voici ce que Jean-Claude Balbot eut envie de hurler, en sortant du cinéma Les Studios, à Brest, un jour de 2016. Ce paysan retraité, adhérent de la Confédération paysanne et figure des Civam, se souvient comme si c’était hier de son émotion face à Moi, Daniel Blake, de Ken Loach.

Jean-Claude, paysan InPact qui a contribué à ce projet de recherche-action du réseau des Civam : Accessible.

civam.org/experimenter-sur-les

Un article sur l'aide alimentaire vs. la Sécurité sociale de l'alimentation, hélas (pour nous) sous paywall.

> La malnutrition n’est pas qu’un problème des pays pauvres. En France, ils sont plus de 8 millions à avoir besoin d’aide pour se nourrir. C’est trois fois plus qu’en 2005. Pour certains paysans, chercheurs, militants de tout horizons, la solution est de créer une sécurité sociale de l’alimentation.

telerama.fr/debats-reportages/

Vous vous intéressez à l'agriculture ? 🍓 🥦 🥕 🍐

J'ai ce qu'il vous faut 😋

Le maraîcher #bio de notre #AMAP a accepté d'écrire un billet chaque semaine sur ses techniques de productions.

C'est instructif et c'est par là :
amapvertdeterre.ouvaton.org/ca

Cc @reseauamapaura

#Agriculture #Local #Lyon

Solidarité avec toutes les paysannes et tous les paysans touchés par l'épisode de gel exceptionnel de cette semaine !

Paysan·ne, informez le réseau AMAP AuRA sur votre situation et vos pertes :
➡️ via ce formulaire : framaforms.org/situation-sur-m
➡️ par téléphone au 04 81 91 65 34

🟢 MOBILISATION PAC : POUR DES CAMPAGNES VIVANTES ! 👩‍🌾🧑‍🌾 LUNDI 12.04 / 14:30 / LYON 🟢

Toutes et tous concerné·e·s pour un système agricole et alimentaire solidaire des petites fermes créatrices d'emplois paysans ! Soutien à celles et ceux qui nous nourrissent dans le respect de l'agriculture paysanne, la PAC doit les accompagner et encourager l'installation de nouveaux·elles paysan·ne·s.

Événement : fb.me/e/2357V7K7n

> On est les champions, quasiment la 1e région agricole d’Europe – 1ers sur le porc, la volaille, le lait. La Bretagne nourrit 26 millions d’habitants alors qu’elle n’en compte que 3. Les grands groupes agro-industriels et les élus ont fondé une famille, une corporation puissante où chacun se rend service. Ils ont tissé des liens et une com qui servent un roman régional agricole. Et moi, je casse visiblement ce roman régional – pas tant moi, d’ailleurs, que les invités de mes émissions.

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