Pinned toot

Depuis plus de trente ans, des réseaux de paysan·nes expérimentent et accompagnent sur le terrain une agriculture au service des territoires et des producteurs, une agriculture durable, capable de nourrir et d’employer des hommes et des femmes en utilisant très peu d’intrants, et qui tente de s’affranchir du modèle productiviste dominant.

Le pôle InPACT réunit ces dix structures qui font l'agriculture paysanne et durable.

Mon nouveau livre est disponible en librairies : "Une agriculture qui répare la planète - Les promesses de l'agriculture biologique régénérative" (Actes Sud), co-écrit avec l'Indienne Vandana Shiva et l'Australien Andre Leu.
À partir d'un constat lucide sur les crises écologiques et sociales qui menacent la planète, nous montrons que certaines pratiques agricoles peuvent non seulement limiter les dégâts mais même stimuler la biodiversité, régénérer les sols et émanciper les paysan·ne·s.

[#Reportage] Des territoires se rebellent contre l’exploitation industrielle des forêts françaises

Pour protester contre la logique productiviste à l’œuvre dans la filière bois, plus d’une trentaine de manifestations ont eu lieu ce week-end dans toute la France. En Corrèze, plusieurs centaines de marcheurs ont dénoncé les coupes rases qui mettent en danger la forêt limousine.

mediapart.fr/journal/france/17

> Ces premières Observations sur les technologies agricoles de l’Atelier Paysan, qui font suite et écho à l’essai Reprendre la terre aux machines publié par la coopérative (Seuil, 2021), documente les dynamiques économiques à l’œuvre, le volontarisme politique qui les accompagne et les tendances du secteur de l’agromachinisme jusqu’à la ruée actuelle sur « l’agriculture 4.0 ».

latelierpaysan.org/Publication

C'est une interview de Mathieu Dalmais, actuellement salarié d'InPact sur les questions d'accessibilité alimentaire, dans la suite du programme Accessible engagé par le Réseau Civam.
civam.org/experimenter-sur-les

D'autres références sur la SSA, Sécurité sociale de l'alimentation :
securite-sociale-alimentation.
youtube.com/watch?v=9Tqy5DSL1N
isf-france.org/articles/pour-u

> Nous nous situons dans une logique de fonctionnement démocratique : l’idée qui nous importe, c’est celle d’une appropriation citoyenne des enjeux agricoles et des enjeux alimentaires. Sans la conviction forte que tout le monde doit avoir le droit de bien manger et que cela implique de transformer notre système de production agricole en conséquence, on va vers de fausses solutions. L’objectif du projet de Sécurité Sociale Alimentaire, c’est aussi de porter ce message-là.

> « On va donner aux pauvres un chèque pour qu’ils puissent aller acheter à manger ». Ça n’a rien à voir avec une sécurité sociale de l’alimentation. On reste sur quelque chose de très discriminant. Ensuite, il n’y a aucune réflexion sur une transformation des systèmes agricoles. Et enfin, c’est un levier entièrement étatique, sans aucun travail de mutualisation des moyens de la société… Par ailleurs, même tel quel, le chèque alimentaire ne va visiblement pas être mis en place.

> Certains aimeraient contrôler qu’au moins 50 € [sur 150] des achats payés avec la carte Vitale sont consacrés à des fruits et légumes frais. Là, il y a la volonté d’imposer un changement de régime alimentaire. Or nous savons que l’alimentation tient aussi à des mécanismes de compensation, qui se mettent en place pour de nombreuses raisons. Notre objectif n’est pas de mener une politique hygiéniste. On n’est pas dans une logique où on veut interdire aux gens de mal manger.

> La forme du modèle qu’on propose n’est pas celle d’une économie planifiée mais plutôt d’une économie mixte. Avec effectivement une planification par les Caisses de sécurité sociale : à partir de la question « Qu’est-ce que les gens veulent manger ? », il faut s’organiser pour produire ça. Ici, c’est le besoin qui dirige l’économie et pas la volonté de faire un maximum de profit. Il y a donc effectivement la mise en place d’une telle économie. Mais elle cohabite avec le libre marché.

> On pense souvent à des taxes sur les plus-values financières, sur l’exode fiscal, sur la malbouffe, les sodas… Mais on ne va pas s’encombrer d’un dispositif qui nous rendrait dépendants de leur existence.

On part plutôt de l’idée qu’on est producteur de valeur lorsqu’on travaille. Donc c’est par là qu’on finance le système de protection sociale dont nous avons besoin. Ça a un grand avantage en termes de démocratie : on rend la décision sur la protection sociale à ceux qui la financent.

> Nous avons plusieurs réflexions en cours sur l’assiette de la cotisation, sur les taux et les modalités à appliquer. Pour nos calculs, on s’est basé sur ce qui existe pour la sécurité sociale de santé… Tout le monde verrait donc une partie de ses revenus (salaire, chiffre d’affaires, retraite ou chômage) transformé en cotisations. Dans ce cas, une cotisation de 10 % de ce revenu permettrait à chacun d’être crédité de 150 € sur sa carte Vitale.

> On est donc reparti de la carte de protection sociale [ou « carte Vitale »]. Comme tout le monde en a une en poche, personne ne se sent « assisté » quand une visite chez le médecin est remboursée, puisque tout le monde est remboursé ! C’est pareil pour la sécurité sociale de l’alimentation : on va donner à tout le monde une carte alimentaire, donc personne ne se sentira mal à l’aise de l’utiliser pour avoir accès à l’alimentation de son choix. C’est le premier pilier du système.

> Ce modèle vise l’universalité : il s’agit d’organiser l’accès de tous à une alimentation de qualité. On ne construit pas une nouvelle politique pour les pauvres : plusieurs travaux montrent que ce genre de mécanisme n’est jamais très durable et génère des sentiments d’isolement, d’exclusion et de honte. Le Secours catholique dit souvent qu’ « une politique pour les pauvres est une pauvre politique ». Si nous voulons reconstruire du droit, ça doit être pour tout le monde, de manière équitable.

> Les citoyens et plupart des bénévoles croient sincèrement au modèle de l’aide alimentaire. Mais le problème du gaspillage, c’est en réalité un problème de surproduction. On nous fait croire qu’on gaspille parce qu’on consomme mal, alors que c’est parce qu’on produit trop. On est ici dans des jeux de langage. La soi-disant lutte contre le gaspillage est en fait une façon de légitimer la surproduction de l’industrie agro-alimentaire et de la valoriser économiquement.

> « L’agriculture industrielle est nécessaire pour nourrir les plus démunis ». C’est aussi le discours de la FNSEA : « On produit pas cher pour pouvoir nourrir tout le monde. » Et par certains côtés, ils ont raison : promouvoir une meilleure alimentation, ça signifie en effet demander aux gens de payer plus cher leur nourriture, alors que c’est impossible pour une partie de la population. Si on veut être cohérent, il nous faut des politiques qui prennent ça en compte.

tchak.be/index.php/2021/10/10/

En France, 21 % des exploitations agricoles sont dirigées par des femmes, dans la moyenne basse européenne. Et dans le monde ? Elle constituent une part importante de la main d’œuvre mais possèdent une faible part des terres. Reportage et (très très belle !) infographie par Agnès Stienne.

visionscarto.net/agricultrices

Pour la journée internationale des femmes rurales, voici le travail du Réseau des Amap d'Île de France.

> Plusieurs constats de terrain nous ont convaincu·e·s qu’il y a plus d’embûches dans le parcours d’une paysanne que d’un paysan.
Nous notons qu’il y a eu seulement 22% de femmes parmi les installations aidées dans la
région entre 2015 et 2017.

amap-idf.org/index.php?rubriqu

RT @Tchak_la_revue
Pour construire un système alimentaire durable, on doit se poser la question des prix des produits. Comment fait-on pour que tout le monde ait accès à une alimentation de qualité ? @MathieuDalmais Sa réponse : une #SécuritéSocialedelAlimentation
tchak.be/index.php/2021/10/10/

Action symbolique à Paris jeudi 14/10 avec la vente des 10 000 "derniers œufs plein-air" portée par @ConfPaysanne et @ModefNational.
👉 Événement Facebook : fb.me/e/1gjfxwkTK

🖊️ Pétition pour l'élevage de volailles en plein air toute l'année : mesopinions.com/petition/anima
---
RT @InPACTnational
L'élevage de volailles de plein air est menacé. Le collectif "Sauve q…
twitter.com/InPACTnational/sta

RT @InPACTnational
Joli reportage en Isère avec @atelierpaysan sur des maraîcher-es qui ont choisi l'auto-construction de leur matériel. Adaptés à leurs besoins et leurs capacités, de moindre coût, ces outils leur assurent plus d'autonomie. (A 13' du journal.)
francetvinfo.fr/economie/emplo

> Plusieurs contraintes majeures influent sur les choix productifs des agriculteurs : la topographie ; le climat qui influe sur les productions végétales mises en œuvre (il est par exemple plus facile de produire du tournesol dans le sud de la France et de développer des prairies fauchées pour le foin dans le Doubs) ; l’accès à l’eau, qui est parfois compliqué (et controversé) dans plusieurs départements particulièrement ensoleillés.

theconversation.com/comprendre

Show more
Mastodon.zaclys.com

Mastodon by la mère zaclys association française