«L'#enseignement, par conséquent, dans le meilleur des cas, contribue à séparer la #société en deux groupes : ceux dont la #productivité leur assure une augmentation annuelle du #revenu sans commune mesure avec la moyenne nationale, et l'écrasante majorité dont les revenus, certes, s'élèvent, mais dans une proportion infiniment moindre. Ces taux de #croissance différents sont, en fait, cumulatifs et font que l'écart continue de se creuser.»
Ivan #Illich, Libérer l'avenir
#inégalités
@monolecte ce qui peut donc être à peu près tout et n'importe quoi au niveau des moyens mis en oeuvre et de l'adaptation aux besoins éducatifs de chacun. Sa conclusion sera toujours globalement vraie, parce qu'"on" n'en fait jamais assez pour gommer les inégalités d'accès à un enseignement adapté à chacun.
@caribou #Illich, :
«Chacun des dollars dépensés pour l'enseignement représente un nombre accru de privilèges accordés au petit nombre aux dépens de la grande majorité. Il augmente le nombre de ceux qui, avant d'abandonner l'école, auront appris que ceux qui y restent gagnent par là le droit de disposer de plus de pouvoir, d'argent et de prestige. Le résultat d'un pareil enseignement est de définir une nouvelle hiérarchie fondée sur les années de scolarité.»
@monolecte il considère donc l'investissement dans l'enseignement au-delà de l'âge de l'école obligatoire. L'idée de la hiérarchie sur le nombre d'années d'études est quand même bien datée. Si les grandes écoles publiques ne montrent guère de diversité d'origine, c'est que l'écart se creuse du fait du manque chronique (d'investissement, d'adaptation, etc.) sur les années qui précèdent (école obligatoire pour tous)
@caribou Pas très daté : ta valeur sur le marché du travail actuel est très fortement corrélée à la durée de ta formation initiale.
Illich a aussi une vision plus large qui englobe les systèmes où la scolarité obligatoire est très retreinte dans le temps et sa portée…
Il pense global.
Mais cela reste vrai aujourd'hui, dans les constructions sociales des pays les plus avancés.
@monolecte La valeur des années d'études sur le marché du travail ne joue guère que sur les débuts de carrière et échappe à bien des domaines. Mais il est vrai que c'est carrément inscrit dans certaines conventions collectives pour définir des grades ! Dès qu'on s'appuie sur la définition de catégories, on renforce la séparation des classes sociales.
@monolecte quel type d'enseignement ? (année & pays de référence indispensables pour comprendre de quoi ça parle)